HISTORIQUE COMPLET

Le « Comité de défense et de promotion de la desserte ferroviaire de Redon et du Pays de Vilaine », selon sa dénomination initiale, est une association d’usagers du train créée en 1988, peu avant l’arrivée des TGV Atlantique desservant la Bretagne.

En effet, Redon et sa gare étaient alors clairement sous la menace de nombreuses suppressions d’arrêts de trains.

La mobilisation locale, en même temps que celles de nombreuses villes de Bretagne Sud et de Bretagne Nord dont notamment celles de Messac (Ille et Vilaine) et de Plouaret (Côtes d’Armor), a permis d’obtenir au final une desserte TGV correcte en gare de Redon à compter de septembre 1989.

Après une période de mise en sommeil, le Comité de défense et de promotion de la desserte ferroviaire de Redon et du Pays de Redon s’est réactivé à partir de 2001 face à la dégradation continue des horaires des TER (Trains Express Régionaux), puisque les horaires de retour au domicile des usagers du quotidien, notamment ceux travaillant à Vannes, devenaient de plus en plus tardifs au fil des années.

La période récente

Grâce au concours des conseils régionaux de Bretagne et des Pays de la Loire, devenus autorités organisatrices des transports (AOT) et donc donneurs d’ordre vis-à-vis de la SNCF,  exploitante, les liaisons par TER ont, par la suite, progressé et sont devenues de plus en plus fréquentes entre Redon d’une part et Rennes, Nantes et Vannes d’autre part – dans les 2 sens – permettant ainsi aux usagers du quotidien (travailleurs, étudiants, lycéens …) d’avoir recours à un mode de transport fiable, peu onéreux et écologique.

En 2015, une nouvelle « bataille du rail » a dû être engagée pour obtenir une meilleure desserte de la gare de Redon dans le cadre de la mise en service de la LGV Ouest mettant la pointe de Bretagne (Brest et Quimper) à 3h30 de Paris. Le comité, rebaptisé CODEF, y a pris toute sa part, en lien avec les élus locaux et le monde économique. A l’issue de cette bataille, il a été obtenu, outre le maintien des arrêts TGV existants, la circulation d’un TGV supplémentaire au départ de la gare de Paris Montparnasse à 14h56 (arrivée à Redon à 17h06).

Enfin, la mise en service de la LGV Ouest ayant eu pour conséquence une baisse de l’offre en TER aux heures de pointe en matinée et en soirée ainsi que des horaires moins adaptés à la demande des voyageurs, le CODEF s’est en 2016 et 2017 pleinement investi, de manière constructive, dans la défense des intérêts des voyageurs du quotidien – notamment ceux des axes Redon-Rennes et Redon-Vannes – qui sont impactés dans leur vie professionnelle, personnelle et familiale par la nouvelle offre SNCF mise en place au 1er juillet 2017.

Après de nombreuses actions des usagers et du CODEF, la Région Bretagne et la SNCF ont  fait connaître le 5 janvier 2018 qu’une meilleure offre serait disponible à l’été 2018.

En réalité, si dans le cadre de l’offre ferroviaire de rentrée 2018 les trains étaient plus rapides sur les lignes Redon-Rennes et Redon-Vannes, en revanche les circulations supplémentaires attendues sur ces 2 axes n’étaient pas au rendez-vous.

Après avoir participé aux Comités de lignes organisés par les Régions Bretagne et Pays de la Loire respectivement les 26 février 2019 et 25 juin 2019, le CODEF a donc renouvelé ses demandes d’amélioration de l’offre ferroviaire à l’issue d’une réunion organisée dans les locaux du Conseil Régional de Bretagne à Rennes le 20 septembre 2019, en présence de techniciens de la SNCF.

Ces demandes sont détaillées dans la lettrefigurant aux rubriques Actualités et Flash Infos du présent siteadressée par le CODEF le 24 octobre 2019 au Vice-Président de la Région chargé des transports et des mobilités, et demeurée sans réponse.

Réinterrogée sur ces demandes dans le cadre de la campagne des élections régionales 2021, la liste du Président sortant et réélu de la Région Bretagne nous a écrit : “S’agissant du cadencement, et de la desserte TER de Redon, nous sommes vigilants à placer les moyens là où sont les besoins. La desserte actuelle a été construite en lien avec les élus locaux qui, à ce stade, semble-t-il l’ont trouvé satisfaisante.  S’il s’avère que la grille n’est pas adaptée, nous la reverrons. Vous en serez évidemment associé”.

Le CODEF, qui revendique le savoir-être des usagers et est désormais membre de la coordination ferroviaire bretonne (COFERBZH) qui regroupe différentes associations et collectifs d’usagers du train en Bretagne, persiste à considérer que la grille horaire actuelle n’est pas suffisamment adaptée aux besoins des usagers, comme en témoigne la baisse de fréquentation voyageurs de la gare de Redon, et renouvelle ses propositions ciblées d’amélioration des horaires.

En conclusion, quelles que soient les époques, le CODEF s’est employé, par des actions de toute nature, à enrayer les tentatives de dégradation de l’offre ferroviaire en gare de Redon.