Le train séduit plus de voyageurs qu’avant le Covid

Voici la reproduction d’un article publié le 23 avril 2022 sur le site internet du journal Le Bien Public (transmission FNAUT du 23.04.2022). Bonne lecture :

« Le train séduit plus de voyageurs qu’avant le Covid

La SNCF a vendu 5 % de billets de plus pour les vacances de printemps qu’en 2019, avant le Covid. Les Français prennent de plus en plus le train pour leurs voyages de loisirs. Les TGV bénéficient de la flambée des prix de carburants, de leur faible empreinte carbone et d’une politique tarifaire mieux adaptée.

Ceux qui aiment voyager prendront le train. La SNCF tourne enfin la page de la crise sanitaire, après deux années très difficiles. La clientèle loisirs a retrouvé le niveau de 2019 et le nombre de voyageurs dépasse même celui d’avant-crise pour les congés scolaires.

La SNCF a vendu à ce jour 9 millions de billets TGV Inoui, Ouigo et trains Intercités pour la période des vacances de printemps qui s’étend du 8 avril au 8 mai selon les zones. Les passagers seront au moins 5 % plus nombreux que pendant les congés de 2019.

La principale différence avec la période d’avant le Covid-19, c’est que les voyageurs se décident de plus en plus à partir à la dernière minute. Près de 2 millions de billets ont été vendus ces 10 derniers jours et plus de 40 % des réservations sont effectuées au cours des deux semaines précédant le voyage.

Il y a un an, les Français étaient confinés

L’envie de partir en vacances est très forte pour ceux qui peuvent se le permettre financièrement, surtout un an après le troisième confinement national du 3 avril au 3 mai 2021 qui avait privé de voyages beaucoup de Français pendant leurs congés de printemps.

Les quais des gares retrouvent leur affluence d’avant la crise sanitaire et ce week-end ne fera pas exception. La SNCF attend plus d’1 million de voyageurs dans ses TGV et Intercités. Un tiers des 1 800 TGV Inoui et Ouigo qui circulent ce week-end sont déjà complets.

La flambée des prix du carburant aide

Le train profite indirectement de la flambée du prix des carburants qui alourdit le coût des trajets en voiture et du covoiturage. Il bénéficie également de la montée de la conscience écologique, alors que le secteur des transports représente près du tiers du total des émissions de gaz à effet de serre en France.

La SNCF a même fait de cet atout écologique un slogan publicitaire en rappelant que le train émet jusqu’à 50 fois moins de CO² qu’une voiture individuelle.

La compagnie commence aussi à tirer profit de sa nouvelle politique tarifaire qui vise à répondre à ceux qui trouvaient que le train était beaucoup trop cher. La carte Avantage qui offre des prix plafonnés même en dernière minute (de 39 € à 79 € selon le temps de trajet) a beaucoup de succès.

De nouvelles offres pour voyager moins cher

Après les jeunes, la compagnie ferroviaire vient d’étendre aux seniors son abonnement TGV Max facturé 79 € par mois mais en limitant son utilisation aux jours de semaine.

Après le succès des TGV Ouigo, la SNCF vient de lancer ses trains à bas coûts de couleur rose et bleu sur les lignes classiques, avec des billets de 10 € à 30 € (lire ci-contre). Près de 80 000 billets ont été vendus en quelques semaines. « Ouigo train classique rencontre son public », assure la SNCF qui cherche à concurrencer les autocars Macron et le covoiturage avec ces Ouigo plus lents mais beaucoup plus abordables.

La concurrence entre en compte

Jean-Pierre Farandou, le PDG du groupe SNCF, peut aussi compter sur l’arrivée de la concurrence pour espérer atteindre son objectif de doubler le nombre de voyageurs dans les trains d’ici 2040, en faisant passer la part modale du ferroviaire de 10 % à 20 %.

Trenitalia, le premier opérateur à venir concurrencer la SNCF, va progressivement ajouter trois allers-retours Paris-Lyon d’ici juin aux deux allers-retours actuels. Le train à grande vitesse italien Frecciarossa (la « Flèche rouge ») rencontre un grand succès avec un taux de remplissage de 87 %.

Le train retrouve de la voie

La très faible résistance au roulement sur le rail fait du train un des moyens de transport les plus économes en énergie, loin devant la voiture, l’avion, la moto et le bus. Sans compter que les Intercités ou les TGV peuvent émettre jusqu’à 50 fois moins de CO2 que la voiture et 80 fois moins que l’avion. Si les lois de la physique régissaient la libre concurrence et la société de consommation, le transport ferroviaire n’aurait jamais subi le sort que la France lui a réservé, à savoir un déclassement méthodique et délibéré, au nom du progrès.

Malgré les évidences, les tramways ont été chassés des centres-villes au profit de la voiture reine et le réseau ferroviaire hexagonal s’est considérablement réduit à la fin des Trente Glorieuses. Pour des raisons budgétaires, mais aussi idéologiques, l’État a supprimé des milliers de kilomètres de lignes dans les années 1970 au profit des grands programmes autoroutiers. C’est cette même logique malthusienne et aveugle qui a conduit, ces dernières années encore, à éradiquer les trains de nuit de la carte et à rendre moribond le fret ferroviaire ».

Rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI)

Transmission FNAUT du 2 avril 2022 : 

Dans un rapport intitulé « Bilan et perspectives des investissements pour les transports et les mobilités », remis au gouvernement, le Conseil d’orientation des infrastructures (COI), organisme chargé d’éclairer le gouvernement sur les politiques d’investissement dans la mobilité, estime à 200 milliards d’euros sur dix ans les attentes en matière d’investissements.

Le COI pourra proposer au prochain gouvernement un scénario socle reprenant des thématiques jugées aujourd’hui fortement consensuelles

Réponse de la Région Bretagne du 22 mars 2022

 Vous trouverez ci-dessous le courrier adressé par la Région Bretagne au CODEF le 22.03.2002,  faisant suite à la rencontre qui s’est tenue à Rennes le 10.02.2022 entre le Vice-Président de la Région chargé du climat et des mobilités accompagné d’un collaborateur et les représentants du CODEF.

Si cette lettre témoigne de la volonté réciproque de la Région et du CODEF de renouer le dialogue, elle est décevante sur le fond car elle contient seulement de vagues promesses d’une amélioration de la desserte ferroviaire de Redon à l’horizon 2024 au demeurant davantage sur les flancs de pointe (exemple : 9h-10 h) qu’aux heures de pointe proprement dites :

réponse région bretagne du 22.03.2022 page 1

réponse région bretagne du 22.03.2022 page 2