Dialogue territorial dans le cadre du projet LNOBPL (suite n°2)

Sachant que le dialogue territorial devrait prendre fin le 28 février 2022, voici la contribution/question du CODEF postée le 26 janvier 2022 sur le site lnobpl.fr (rubrique DIALOGUE TERRITORIAL (2021-2022) sous-rubrique VOS CONTRIBUTIONS).

Cette contribution fait suite à 2 questions posées par notre association d’usagers du train lors des réunions en distanciel organisées par la mission LNOBPL les 19 et 20 janvier 2022 à destination des acteurs socio-économiques et des associations de la Région Pays de la Loire et de la Région Bretagne :

N°131 – Jean-Luc LE BARON – 26/01/2022

 
Contribution du CODEF (Comité de Défense et de Promotion de la Desserte ferroviaire de Redon et du Pays de Redon)

Le projet de ligne nouvelle Rennes-Nantes passant par Redon constitue une avancée dans la mesure où il est de nature à permettre de mettre fin à la saturation constatée actuellement sur le tronçon Rennes-Redon. En effet, sur cet axe circulent tout à la fois des TGV dont peu s’arrêtent en gare de Redon, des TER directs Rennes-Nantes tangentant la gare de Redon mais ne s’y arrêtant pas et dont le nombre est passé de 13 à 19 depuis 2017, ainsi que des TER périrurbains Rennes-Messac Guipry eux aussi en augmentation. Ce qui laisse peu de place pour la circulation des TER « classiques » Redon-Rennes (AR) et induit une baisse préoccupante de la fréquentation voyageurs de la gare (PEM) de Redon.

Cela dit, en contrepoint, le tracé de la ligne nouvelle, tel que retenu actuellement et qui se traduit par le contournement de la gare de Redon, est source d’interrogations fortes quant au maintien des arrêts en gare de Redon.

Certes, page 21 du document de la médiathèque intitulé « l’essentiel de LNOBPL », il est indiqué que « le nouveau raccordement, en amont de Redon, étudié pour améliorer le raccordement déjà existant à Saint Nicolas de Redon, n’aura pas d’effet sur la desserte de la gare de Redon ».

Pour autant, nos réflexions nous conduisent à penser, au vu du projet de tracé :

1°) que la voie nouvelle prévue sera dédiée aux TGV et aux trains directs (les Rennes-Nantes) mais ne desservira pas Redon afin de bénéficier de gain de temps supplémentaire.
Le risque est donc majeur de voir le nombre de TGV s’arrêtant en gare de Redon, déjà pas très important, diminuer encore.
Partagez vous cette analyse ou bien considérez vous que cela ne remet pas en question la possibilité de desserte de Redon, à volume égal, pour les TGV qui s’y arrêtent déjà ?

2°) que ces aménagements (raccordements et ponts) maintiennent la possibilité de desserte actuelle de la gare pour les liaisons Rennes-Quimper, Nantes-Quimper et Rennes-Nantes en utilisant la seule voie actuelle.
Celle-ci serait alors libérée des sillons horaires occupés aujourd’hui par les TGV et autres trains directs (Rennes-Nantes notamment) et pourrait donc, par répercussion, bénéficier en théorie de davantage de circulations de TER ainsi que d’arrêts de ces trains régionaux en gare de Redon.
Mais cela suppose néanmoins qu’une condition soit réalisée, à savoir qu’il y ait en parallèle un renforcement de l’offre de trains du quotidien que sont les TER. Or, dans un contexte où des solutions alternatives au ferroviaire telles que le car ou le Taxirail sont avancées en ce moment par la Région Bretagne, quelles garanties existent en ce sens ?

Donc au final, sachant que les demandes fortes qui ont toujours été celles du CODEF restent les mêmes :

1°) améliorer la connexion avec la ligne SNCF Bretagne Sud menant vers Quimper et Brest

2°) améliorer la connexion SNCF de Redon avec Nantes grâce à la fonction de carrefour ferroviaire de la gare de Redon qui doit être confortée

3°) renforcer la liaison ferroviaire Redon-Rennes

pourriez vous nous indiquer en quoi, selon vous, l’éventuel futur contournement de la gare de Redon n’aurait pas d’effet sur la desserte ferroviaire de celle-ci ?

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