Communiqué – La FNAUT demande que le redémarrage des transports publics soit anticipé afin d’éviter un retour au tout-voiture

Voici le communiqué de la FNAUT (Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports) du 20 avril 2020 concernant la relance des transports collectifs après le confinement : 

https://codef.fr/wp-content/uploads/2020/04/200420rtpa105689.pdf



 

SNCF : Pourquoi tant de méfiance ?

Objet : Extrait du Mobitelex 291 du 17.04.2020 de la revue Mobilettre intitulé : “SNCF : POURQUOI TANT DE MEFIANCE ?” (suite à transmission FNAUT du même jour) :

“Le contraste est saisissant. A l’égard de toutes les entreprises
publiques et privées le gouvernement montre empathie et disponibilité.
Mais face à la SNCF, que d’intransigeance !

Elisabeth Borne, cette semaine devant les sénateurs : _«La SNCF devra
revoir sa trajectoire financière»_. Jean-Baptiste Djebbari, quelques
jours avant sur BFM TV : _«Il y aura certainement, s’agissant de SNCF
Réseau, un sujet calendrier, un sujet priorisation, un sujet de
rephasage des différents travaux»_.

* les duettistes de Roquelaure n’ont pas vraiment compris ce qu’il se
passait. _«La SNCF brûle, ils regardent leur tableur»_,
écrivions-nous il y a six semaines. C’est encore plus patent
aujourd’hui : ils persistent, contre vents et virus.
* le ferroviaire n’est plus une priorité du gouvernement. Déjà les
grands stratèges en chambre sont aux manettes : la démobilité
consécutive à la crise sanitaire et le retour en force de la voiture
pourraient atténuer la pression sur les infrastructures de transport collectif. Bercy rêve depuis longtemps de stopper ces investissements dont les fameux ratios d’utilité socio-économique sont si inférieurs à ceux de la route.
* dans l’ordre des priorités, sauvons d’abord l’automobile et
l’aérien ! La SNCF, dont les ressources proviennent en majorité des
collectivités publiques, est moins touchée qu’Air France dont
l’essentiel du business est à risque. Pas question d’aider outre mesure
une entreprise qui a mené le conflit social de l’hiver ?

Plusieurs hypothèses pour expliquer ces prises de parole :

En assombrissant autant la trajectoire de la SNCF, les deux ministres
hypothèquent l’avenir d’une filière dont les emplois sont très
majoritairement non délocalisables. _«Les distinctions sociales ne
peuvent être fondées que sur l’utilité commune»_, a rappelé le
Président de la République (article 1 de la Déclaration des Droits de
l’Homme et du Citoyen). Alors, pourquoi pénaliser une entreprise, ses
salariés, et toute une filière, qui contribuent autant aux services
collectifs ?

Pour autant la SNCF devra elle aussi balayer devant sa porte : elle ne
peut espérer repartir comme avant, sans s’interroger sur la pertinence
de son modèle économique. Le plan de transport des trains longue
distance ne pourra pas remonter en puissance au regard de la seule
mesure du taux de remplissage. Dans le contexte actuel, le nombre de
trains en circulation ne peut pas s’adapter seulement aux 60% en deçà
desquels le train n’est pas rentable. Et ce n’est pas le port
obligatoire du masque qui fera revenir le voyageur et la confiance. Il
ne sert qu’à masquer – sans mauvais jeu de mot – l’absence de remise en
cause face à une situation totalement inédite”.

Mesures commerciales en raison du coronavirus pour les usagers des TER des Pays de la Loire

Face à la propagation du coronavirus en France, voici les mesures commerciales spécifiques prises par la Région Pays de la Loire et la SNCF pour reporter ou annuler les trajets en TER :

https://www.ter.sncf.com/pays-de-la-loire/offres/tarifs-et-abonnements/mesures-commerciales-coronavirus