Avenir du PEM de Redon après l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes

 

Suite à la décision gouvernementale de ne pas réaliser le projet d’aéroport du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes, l’Etat a promis l’amélioration des dessertes de l’Ouest, par le ferroviaire.

La Maire de Nantes a fait connaître qu’il importait désormais, outre la nécessaire augmentation selon elle du nombre de TGV quotidiens reliant Nantes à Paris, de renforcer les liaisons ferroviaires entre Nantes et Rennes.

A ce sujet, le CODEF martèle que la gare SNCF de Redon ne saurait être la variable d’ajustement d’une multiplication des liaisons entre ces 2 villes.

Le raccourcissement du temps de trajet entre les 2 grandes métropoles de l’Ouest, s’il est souhaitable, ne doit pas conduire, par un renforcement des liaisons directes entre Rennes et Nantes, à “shunter” et donc mettre sur la touche la gare de Redon.

Au contraire, celle-ci, carrefour ferroviaire unique en Bretagne – puisque, faut-il le rappeler, outre la ligne TGV Paris Rennes Redon Quimper, la desserte ferroviaire vers Nantes y met en relation la Bretagne avec le littoral atlantique et la vallée de la Loire – doit voir son rôle de plateforme d’échanges affirmé et valorisé.

Encore faut-il que les décideurs politiques et économiques locaux et régionaux relaient cette vision auprès de l’Etat.

11% DE VOYAGEURS EN MOINS DEPUIS L’ARRIVEE DE LA LGV

11% DE VOYAGEURS EN MOINS EN GARE DE REDON DEPUIS L’ARRIVEE DE LA LGV :

Reportage diffusé par Radio France Bleu Armorique le 5 janvier 2018 : cliquez sur le lien ci-dessous et réagissez

https://www.francebleu.fr/infos/transports/redon-11-de-voyageurs-en-moins-depuis-l-arrivee-de-la-lgv-selon-le-codef-1514549166

Message adressé le 7.12.2017 à Laurent Beaucaire, le nouveau Directeur Régional de la SNCF

Monsieur le Directeur Régional,

Dans une interview accordée récemment au journal Ouest France, vous avez indiqué que la PRIORITE de votre mission était la qualité du service rendu par SNCF.

Sans remettre en cause la sincérité de vos propos, je tiens à tirer la sonnette d’alarme.

Hier encore, le TER au départ de 18h06 de la gare de Rennes en direction de Redon a été supprimé, obligeant les usagers à attendre le train suivant de 18h44.

Les dysfonctionnements et incidents sont légion depuis la mise en place du nouveau service lié à l’arrivée de la LGV en juillet 2017.

Il est quand même paradoxal, et inadmissible, qu’alors même que moins de TER circulent qu’auparavant depuis le 1er juillet 2017 (par exemple, il n’y a plus actuellement que 3 TER le matin aux heures de pointe entre Redon et Vannes contre 5 jusqu’au mois de juillet), le service soit dégradé par rapport à celui existant  auparavant puisque les situations de retards de trains, de rames manquantes et surcharges de trains (usagers voyageant debout) voire de suppressions pures et simples de trains comme celle évoquée ci-dessus, se sont multipliées depuis la mise en service des nouveaux horaires. 

Si la SNCF et la Région Bretagne se prévalent d’un taux de ponctualité de 95%, je peux vous dire qu’au vu notamment des retards quasi-quotidiens de certains trains depuis septembre 2017, ce taux va immanquablement et très rapidement rejoindre la moyenne nationale.

A titre d’exemple, le TER au départ de la gare de Redon à 7h44 pour Vannes accuse quotidiennement un retard de 5 à 10 minutes, voire 15 minutes ou plus, alors que le TER que je prenais à 7h12 avant les nouveaux horaires était beaucoup plus ponctuel. Idem dans le sens Redon-Rennes où le TER du matin a  des retards quasi quotidiens de 5, 6 voire 8 minutes.

L’exaspération des usagers va croissant.

Je vous demande instamment, au nom des usagers, de faire cesser ces dysfonctionnements car, cela va sans dire mais je vous le rappelle, ceux-ci impactent directement les conditions de vie, au plan professionnel mais aussi personnel et familial, de ces voyageurs du quotidien.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur Régional, l’assurance de ma considération distinguée.

Jean-Luc LE BARON

Président du CODEF

Comité de Défense et de Promotion
de la Desserte ferroviaire de REDON et du Pays de REDON

 

HISTORIQUE

Le “Comité de défense et de promotion de la desserte ferroviaire de Redon et du Pays de Vilaine”, selon sa dénomination initiale, est une association d’usagers du train créée en 1988, peu avant l’arrivée des TGV Atlantique desservant la Bretagne.

En effet, Redon et sa gare étaient alors clairement sous la menace de nombreuses suppressions d’arrêts de trains.

La mobilisation locale, en même temps que celles de nombreuses villes de Bretagne Sud et de Bretagne Nord dont notamment celles de Messac (Ille et Vilaine) et de Plouaret (Côtes d’Armor), a permis d’obtenir au final une desserte TGV correcte en gare de Redon à compter de septembre 1989.

Après une période de mise en sommeil, le Comité de défense et de promotion de la desserte ferroviaire de Redon et du Pays de Redon s’est réactivé à partir de 2001 face à la dégradation continue des horaires des TER (Trains Express Régionaux), puisque les horaires de retour au domicile des usagers du quotidien, notamment ceux travaillant à Vannes, devenaient de plus en plus tardifs au fil des années.

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