Message adressé le 7.09.2017 à Nathalie JUSTON Directrice Régionale de la SNCF

Bonjour,
Voici ci-dessous le message que je viens d’adresser à Mme Nathalie JUSTON, la Directrice Régionale de la SNCF.
J’ai estimé, face à une situation qui se détériore s’agissant de l’exploitation des trains et
particulièrement des TER, devoir apporter un coup de semonce.
Cordialement, Jean-Luc LE BARON, président
Madame la Directrice Régionale,
Lors du reportage diffusé le jeudi 7 septembre au journal de 19 heures de France 3 Bretagne
concernant les “horaires de la colère”, le représentant de la SNCF a indiqué que les “clients”
devaient “comprendre l’intérêt des nouveaux horaires “des TER, mis au point par des analystes de la mobilité… Continue reading “Message adressé le 7.09.2017 à Nathalie JUSTON Directrice Régionale de la SNCF”

Contribution adressée par le CODEF le 4.09.2017 à la Région Bretagne suite au Carrefour des transitions, territoires et mobilités.

CODEF
Comité de Défense et de Promotion de la Desserte Ferroviaire de Redon et du Pays de Redon

codef-redon@laposte.net
Le 4 septembre 2017
Contribution du CODEF Desserte ferroviaire et aménagement du territoire

Le cadre : L’état a clairement indiqué qu’il convenait de cibler la mobilité du quotidien. En effet, le Président de la République a souligné, lors de son discours d’inauguration de la LGV Ouest du 1.07.2017, qu’il convenait désormais de donner la priorité aux transports du quotidien. Cette impulsion nouvelle, devant se traduire également par l’entretien des réseaux existants, doit avoir pour but, selon le Chef de l’État, de”limiter la fracture territoriale”.
Notre demande :
Notre association d’usagers, le CODEF (Comité de Défense et de Promotion de la desserte ferroviaire de REDON et du Pays de REDON), créé en 1989, a contribué à améliorer la desserte TGV de REDON au début des années 1990 puis celle des trains express régionaux (TER) dans le cadre d’une concertation constructive avec les Autorités Organisatrices des Transports (AOT). Nous soulignons d’ailleurs bien volontiers à cet égard les améliorations qui avaient été obtenues en matière de desserte ferroviaire par une relation de confiance et de coopération entretenue avec les Conseils régionaux depuis qu’ils sont devenus AOT.
Force est cependant de constater que la mise en œuvre du projet Bretagne à Grande Vitesse (BGV) a modifié ces relations. L’ampleur des changements qu’il a occasionné ainsi que les stratégies et les intérêts différents des partenaires de cette opération en sont la cause. Le projet BGV a pourtant été largement approuvé par les Bretons, d’autant qu’il devait irriguer l’ensemble des territoires. Cette irrigation n’a malheureusement pas profité, loin s’en faut, à REDON et à son Pays dont la desserte ferroviaire pour 2017 se traduit, au contraire, par une détérioration incontestable de l’offre.
La concertation avec ce territoire a été “oubliée”, de l’aveu même d’un membre de l’exécutif du Conseil Régional de Bretagne.En dépit d’une forte mobilisation du Pays de REDON : participation financière locale très importante dans le PEM (Pôle d’Échanges Multimodal), implication forte et unitaire des forces politiques, économiques et sociales ; la concertation sur la desserte en TGV d’abord puis en TER ensuite, n’a pu aboutir parce que la mise en avant des problèmes techniques l’a emporté sur la volonté d’aménagement équilibré du territoire breton.Or, des solutions de compromis existent. Il s’agit donc bien d’un choix de priorités. La principale raison “technique” qui fait obstacle à l’amélioration de la desserte ferroviaire de REDON est la saturation du tronçon RENNES REDON aux heures de pointe. Cette saturation apparaît à partir de 2017 suite aux choix faits par les AOT de favoriser, notamment à compter de cette date, la montée en puissance des liaisons directes entre les grandes villes, au détriment d’une ville intermédiaire comme REDON (située à environ 60 kms des 3 grandes villes de RENNES, NANTES et VANNES)

● sur l’axe RENNES NANTES, au second semestre 2017, le nombre de liaisons a été ainsi porté de 13 (dont 3 avec arrêt en gare de REDON) à 19 liaisons désormais toutes
directes. Alors même que lesdits trains directs empruntant l’axe RENNES NANTES ne sont que moyennement fréquentés ;
● sur l’axe RENNES QUIMPER, il a été ajouté à l’occasion de la mise en place de la LGV à l’été 2017 4 liaisons quotidiennes, dont une seule avec arrêt à REDON, alors que dans le même temps il a été supprimé 2 arrêts TGV aux heures de pointe dans cette ville.
● à cela s’ajoute l’existence sur ce dernier axe de trains cadencés aux heures de pointe mais uniquement entre RENNES et GUIPRY-MESSAC, ne desservant donc pas la gare de
REDON.
Il est donc évident dans ces conditions que les usagers de la gare de REDON sont les victimes de cet arbitrage.
Les nouveaux choix prioritaires des AOT, qui contribuent directement comme développé ci-dessus, à provoquer la saturation du tronçon RENNES REDON en 2017 empêchent ainsi, et c’est le paradoxe, la Région Bretagne de tenir ses propres engagements figurant sur son site Internet ainsi que dans sa brochure sur la desserte TER, qui prévoient pour REDON aux heures de pointe la circulation d’un train toutes les demi-heures. Au demeurant, la publication des horaires des TER à compter du 2 juillet 2017 montre que l’engagement de faire circuler un train toutes les demi heures aux heures de pointe entre REDON et RENNES (aller-retour) n’est pas respecté. Quoiqu’il en soit, les conséquences des choix des AOT sont les suivantes :
1) Le carrefour ferroviaire de REDON qui représentait un atout est devenu un inconvénient : tout train direct qui franchit ce carrefour sans s’arrêter empêche la mise en circulation d’un autre TER s’arrêtant en gare de REDON, il préjudicie donc à la desserte locale.
2) les nouveaux horaires SNCF proposés par la Région Bretagne et la SNCF pour 2017 créent un fort mécontentement de la part des usagers qui envisagent, et certains d’entre eux ont déjà commencé à le mettre en pratique, soit d’avoir recours désormais à leur véhicule automobile, soit pour d’autres de quitter REDON et son Pays et de déménager.
Ainsi, le déclin démographique de REDON risque encore de s’accentuer. Or, cette commune se singularise déjà comme étant la seule ville de cette taille, dans un rayon de 100 kms, à subir une baisse de population aussi importante…
Au demeurant, de manière plus globale, face à une évolution démographique aussi défavorable dans un environnement régional plutôt en contrepoint, dans un contexte de risques d’accentuation du déclin de la Ville de REDON, nous considérons que le Conseil Régional de Bretagne doit réexaminer ses choix et prendre en compte enfin un aménagement réellement équilibré du territoire. D’autant que la montée en puissance de métropoles telles que RENNES et NANTES ne manque pas d’interroger sur la place et le rôle qui seront réservés à des territoires intermédiaires comme celui du Pays de REDON. Cela étant, pour en revenir à l’objet premier de notre contribution, nous estimons qu’il existe des solutions de compromis possibles, qui passent nécessairement par l’arrêt en gare de REDON de certains trains aujourd’hui directs, de manière ciblée bien évidemment.
Nous restons bien entendu à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de ma considération distinguée.
Jean-Luc LE BARON
Président du CODEF