Le Codef, premier défenseur de la gare, dès 1988

Christelle GARREAU.

« On avait largement plus d’un train d’avance », s’amuse Émile Lehaye, membre du Codef (comité de défense et de promotion de la desserte ferroviaire) de Redon et du Pays de Redon. Créé en 1988, le comité avait pour but de défendre les intérêts des usagers, qu’ils soient voyageurs en TGV ou en TER, et ce faisant, de placer Redon dans le petit monde des villes desservies par le TGV. « Aujourd’hui, les collectivités ont bien compris l’intérêt de la desserte ferroviaire pour le développement économique du territoire et multiplient les actions. Mais on a été bien seuls au début », rappelle François Gérard.

Le comité est devenu, au fil des revendications, un interlocuteur reconnu de la SNCF, puis de la Région, chargée d’organiser la circulation des TER. « Il ne faut pas croire qu’on claque des doigts pour obtenir des arrêts ou des TER supplémentaires. Les interlocuteurs sont multiples, les discussions compliquées. Mais notre expertise nous permet de faire des propositions cohérentes. » Et de ne pas avaler trop de couleuvres : « Nous connaissons le trafic et les offres à Redon, mais aussi dans les autres gares de l’Ouest. »

Le comité veille, jour après jour. Dernier combat en date : la remise en service, hier, d’un train supprimé entre Rennes et Redon à la suite de travaux de rénovation de la voie. « Ainsi, les voyageurs qui arrivent de Paris par le TGV de 20 h 14 peuvent arriver à Redon à 21 h 16. »

Horizon 2017

Le Codef a été aussi persuasif pour que le train de 6 h 36, qui partait à vide de Redon et qui commençait à accueillir des voyageurs à Messac, prenne des voyageurs à Redon.

Le Codef milite dans les comités et clubs qui se sont créés récemment pour améliorer la desserte à l’horizon 2017, lorsque les travaux du futur Pôle d’échange multimodal toucheront à leur fin autour de la gare et que Redon sera à 2 h 05 de Paris. « Nous voulons six arrêts TGV dans les deux sens. C’est le minimum. Mais ce n’est pas gagné. SNCF Réseaux conteste nos chiffres de fréquentation des TGV en gare de Redon. Là où SNCF Réseaux compte 17 voyageurs par jour, nous en avons 36. Mais nous, nous avons réellement compté ! »

Plus que jamais, le Codef s’active pour la promotion de la gare. Le comité compte en trentaine d’adhérents. Mais il a besoin de s’étoffer. Les usages et habitants du pays de Redon sont conviés à l’assemblée générale du comité, ce mardi. « Le train, cela nous concerne tous », insiste François Gérard.

Cotisation annuelle : 2 €.

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